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29/10/15 Défi : des amendements au secours de l'organisme professionnel ?

Par mesure d'économies, la loi de Finances 2016 entend plafonner le budget du Défi et limiter son champ d'action, faisant scandale chez les professionnels. Plusieurs amendements tenteraient actuellement de corriger le tir.

Le Défi compte actuellement un budget annuel de 10 millions d'euros. Le projet de loi entend limiter ce montant à 9,3 millions et contraindre ses dépenses à des missions techniques. Missions similaires à celles que remplit l'IFTH (Institut français du textile et de l'habillement), qui est au cœur de la tempête. Les professionnels de l'habillement, qui financent volontairement le Défi, soupçonnent ainsi l'Etat de vouloir récupérer 700 000 euros du budget du Défi pour le confier à l'IFTH, dont 85 % du budget n'est pourtant pas alloué à l'habillement mais au textile.

Plusieurs députés Les Républicains du groupe Textile et Industries de Main d'œuvre entendent mettre en œuvre un des avenants visant à restreindre l'article 53 où ces points sont abordés. Ces derniers limiteraient son champ d'action aux seules nouvelles créations de taxes en reprenant les dispositifs de collecte existants, supprimant au passage toute mention des organismes en place.

La Direction Générale des Entreprises (DGE) prépare de son côté plusieurs amendements annulant l'obligation faite au Défi de ne financer que des missions techniques. Les députés socialistes Christophe Caresche, Jean Grellier et Jean-Louis Gagnaire prépareraient eux aussi des modifications, des sources proches du dossier faisant même état d'échanges avec plusieurs industriels clefs de la filière, ainsi qu'avec la Mairie de Paris.

« La taxe dont dispose le Défi est acquittée par 3 500 entreprises et permet d'accompagner le développement de plus de 700 entrepreneurs avec un retour sur investissement inégalé : chaque euro investi sur les salons internationaux en rapporte 30 fois plus », expliquent ces deniers. « Nous faisons vivre une solidarité entre grandes entreprises et nouveaux créateurs, entre marques installées et émergentes, entre donneurs d'ordre et façonniers. Quel sens y a-t-il à mettre en cause un mécanisme performant et source de rayonnement pour la France, qui n'affecte pas l'équilibre budgétaire, ne coûte pas un euro au contribuable et qui est approuvé par tous les acteurs de la filière ? »

28 Octobre 2015

FashionMag